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🚀 psycho mail #17 : Pourquoi votre cerveau retient la peur plus vite que la sĂ©curitĂ© ?

 

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous et bienvenue dans ce dix-septiĂšme psycho mail !

 

Vous avez dĂ©jĂ  remarquĂ© Ă  quel point une peur peut s’installer en un claquement de doigts ? Une seule mauvaise expĂ©rience, et bam ! Votre cerveau imprime la menace immĂ©diatement. Mais quand il s’agit de se sentir en sĂ©curité  lĂ , c’est une autre histoire. Vous pouvez avoir rĂ©pĂ©tĂ© dix fois une technique de respiration ou d’exposition sans sentir de vrai soulagement. Ce n’est pas parce que cela ne fonctionne pas — c’est simplement que votre cerveau n’apprend pas la sĂ©curitĂ© aussi vite que la peur.

 

Pourquoi ? Parce que votre cerveau est une machine Ă  survie.

 

🧠 Votre cerveau est programmĂ© pour repĂ©rer la menace avant tout
C’est un hĂ©ritage de l’Ă©volution : nos ancĂȘtres qui rĂ©agissaient vite au danger avaient plus de chances de survivre. RĂ©sultat ? Aujourd’hui encore, votre cerveau capte la peur en une fraction de seconde. L’amygdale (le centre d’alerte du cerveau) s’active trĂšs rapidement face Ă  une menace potentielle. C’est automatique, instinctif, et c’est pour cela qu’un simple ressenti de danger peut marquer votre esprit en profondeur.
Mais la sécurité ? Là, le cerveau est beaucoup plus lent.

 

đŸ’„ La peur s’apprend vite, la sĂ©curitĂ© s’apprend lentement
Quand vous vivez une expĂ©rience effrayante, l’empreinte dans votre cerveau est immĂ©diate. Une seule situation nĂ©gative peut suffire Ă  ancrer une peur durablement. Par contre, pour que votre cerveau enregistre une sensation de sĂ©curitĂ©, il faut mobiliser le cortex prĂ©frontal (le centre de la rĂ©gulation Ă©motionnelle). Et ce processus est beaucoup plus lent et demande
 de la rĂ©pĂ©tition.
En résumé, votre cerveau fonctionne comme une alarme trÚs réactive, mais un systÚme de calme beaucoup plus lent à se mettre en place.

 

đŸ˜€ C’est pour cela que les techniques ne fonctionnent pas toujours tout de suite
Si vous testez une nouvelle technique pour calmer votre anxiĂ©tĂ© (comme l’exposition, la relaxation ou le dĂ©calage) et que vous n’obtenez pas de rĂ©sultat immĂ©diat, ce n’est pas parce qu’elle ne fonctionne pas. C’est simplement parce que votre cerveau a besoin de temps pour enregistrer cette nouvelle rĂ©ponse comme une “rĂ©ponse de sĂ©curitĂ©”. La peur s’apprend vite parce qu’elle est liĂ©e Ă  la survie ; la sĂ©curitĂ©, elle, s’ancre plus lentement parce qu’elle n’a pas la mĂȘme urgence biologique.
Ce n’est pas une preuve que la technique est mauvaise — c’est juste que votre cerveau fait son travail.

 

✹ La clĂ©, c’est la rĂ©pĂ©tition
Pour qu’une sensation de sĂ©curitĂ© s’installe durablement, il faut envoyer plusieurs signaux rassurants Ă  votre cerveau, encore et encore. Comme apprendre une nouvelle langue : au dĂ©but, c’est laborieux, mais Ă  force de rĂ©pĂ©ter, cela finit par devenir automatique. Plus vous exposez votre cerveau Ă  des signaux de sĂ©curitĂ©, plus il va intĂ©grer cette nouvelle rĂ©ponse comme une norme. C’est une question de patience et de pratique.

 

👉 N’abandonnez pas trop vite !
Si une technique ne fonctionne pas du premier coup, ce n’est pas parce qu’elle est inefficace. C’est simplement que votre cerveau retient la peur plus vite que la sĂ©curitĂ© — et c’est normal. PersĂ©vĂ©rer, c’est justement ce qui va faire la diffĂ©rence Ă  long terme. Chaque petite victoire compte, mĂȘme si elle est discrĂšte.

 

Prenez soin de vous đŸ«¶đŸ»

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