Aller au contenu Atteindre le pied de page

🚀 psycho mail #16 : TOC et cauchemars : quand ton cerveau fait des heures supp’

 

Bonjour Ă  toutes et Ă  tous et bienvenue dans ce seiziĂšme psycho mail !

 

Si vous avez dĂ©jĂ  eu l’impression que votre cerveau Ă©tait un employĂ© un peu trop zĂ©lĂ©, qui continue de bosser mĂȘme aprĂšs sa journĂ©e, bienvenue dans le club. Une participante du programme DÉTOC’S m’a posĂ© une question ultra pertinente : « Y a-t-il un lien entre TOC et cauchemars ? Depuis que je travaille sur l’arrĂȘt de mes compulsions, je fais plus de cauchemars
 »

 

Et si je vous disais que c’est plutît normal ?

TOC et rĂȘves : un duo bien rodĂ©

Nos rĂȘves sont en quelque sorte le rĂ©sumĂ© de notre journĂ©e. Le cerveau y traite tout ce qui l’a marquĂ©, ce qui l’a stressĂ© ou ce sur quoi il a beaucoup focalisĂ©. Pas Ă©tonnant donc que les personnes souffrant de TOC retrouvent leurs pensĂ©es intrusives dans leurs rĂȘves ! Le TOC Ă©tant un trouble oĂč l’on cherche Ă  contrĂŽler ses pensĂ©es, l’inconscient, lui, profite du sommeil pour nous les resservir sans filtre, parfois sous forme de cauchemars.

 

Le TOC Ă©tant un trouble oĂč l’on tente de tout contrĂŽler, le sommeil, lui, est un moment oĂč on lĂąche prise complĂštement. Ce contraste peut crĂ©er des scĂ©narios oniriques intenses, souvent en lien avec les obsessions de la journĂ©e. Le cerveau, cherchant Ă  digĂ©rer l’anxiĂ©tĂ© accumulĂ©e, assemble ces fragments d’inquiĂ©tude en rĂȘves parfois confus ou angoissants, comme s’il poursuivait sa tentative de rĂ©solution de problĂšme, mais en mode brouillon nocturne.

 

Pourquoi le TOC impacte-t-il encore plus vos nuits quand vous arrĂȘtez une compulsion ?

 

Quand on arrĂȘte une compulsion, le cerveau, habituĂ© Ă  ses petites habitudes de contrĂŽle, panique un peu. Il se retrouve avec une charge d’anxiĂ©tĂ© qu’il ne sait plus oĂč ranger
 alors il l’évacue autrement, souvent la nuit, sous forme de rĂȘves plus intenses ou de cauchemars.

 

Le sommeil, c’est le grand mĂ©nage du cerveau. Il trie, il range, il essaie de nous aider Ă  intĂ©grer les changements de la journĂ©e. Donc quand vous chamboulez son organisation (en arrĂȘtant une compulsion, par exemple), il peut rĂ©agir en envoyant des scĂ©narios plus stressants. Mais c’est un signe qu’il apprend Ă  fonctionner diffĂ©remment.

 

Ce que vous pouvez faire (et ne pas faire) :

✔ Se rappeler que c’est temporaire : Plus vous avancez dans la rĂ©duction des compulsions, plus votre cerveau va finir par s’adapter.

✔ Exposition en imagination Ă  vos angoisses nocturnes : Si vos cauchemars suivent un schĂ©ma prĂ©cis (ex : peur de perdre le contrĂŽle, de commettre un acte impardonnable), notez-les et relisez-les en journĂ©e. L’idĂ©e est de familiariser votre cerveau avec ces scĂ©narios pour qu’il les classe comme « pas dangereux ».

✔ GĂ©rer les rĂ©veils post-cauchemar sans compulsion : Pas de Google, pas de scroll anxieux, pas d’analyse Ă  outrance du rĂȘve. Prenez une grande inspiration, rappelez-vous que c’est juste une rĂ©action normale
 et rendormez-vous.

 

❌ Essayer de contrĂŽler ses rĂȘves : Ça ne fonctionne pas, et ça ne fait qu’ajouter de l’anxiĂ©tĂ©.

❌ SurinterprĂ©ter : Un cauchemar reste un cauchemar. Il ne veut rien dire sur vous ni sur votre avenir. C’est juste votre cerveau qui Ă©vacue.

 

Ce qu’il faut retenir :

Ces cauchemars sont un signe que vous faites du progrĂšs. Votre cerveau rĂ©agit, il digĂšre le changement. Donc au lieu de vous inquiĂ©ter, prenez-les comme une preuve que vous ĂȘtes en train de reprogrammer votre façon de gĂ©rer l’anxiĂ©tĂ©. Et si jamais vous vous rĂ©veillez en sueur, souvenez-vous : vous n’avez pas besoin de comprendre ou d’empĂȘcher ces rĂȘves, juste de les laisser passer.

 

Prenez soin de vous et doux rĂȘves (ou pas, mais c’est pas
grave) ! 😉

Les psycho mails

Pour recevoir les prochaines Ă©ditions des psycho mails : la newsletter qui vous aide Ă  guĂ©rir de l’anxiĂ©tĂ©